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Seules
sont comptées les toiles dont la date de création est certaine ou
vraisemblable. L’œuvre graphique constituée en partie de feuilles non
datées, ainsi que d’une centaine environ dont la date de création est
trop vague, n’est pas comprises dans cette statistique. Il en va de même
d’une autre centaine de toiles des années 1938 à 1969, que le peintre,
les estimant mal réussies, a détruit lui-même en 1969. |
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La
courbe des tableaux à l’huile démarre très timidement durant les deux
premières décennies. En effet, Vietinghoff, dans ses débuts, était
essentiellement préoccupé par trois choses: tout d’abord par la maîtrise
du dessin, ensuite par l’étude des maîtres anciens dans les musées
ainsi que, sur la base de ces observations, par la reconstitution cela de
la technique picturale dans son atelier, de façon expérimentale. Certes,
cela ne l’empêchait pas de peindre, mais la plupart de ces toiles
furent considérées par lui comme des exercices, voire des échecs sur le
plan artistique. Aussi un très petit nombre de ses essais arrivés à
terme trouvèrent-ils grâce devant son propre jugement et furent conservés.
La troisième décennie est marquée par son retour en Suisse après les
années parisiennes et sud-américaines, et par le nouveau départ
qu’elles avaient suscité. Il avait derrière lui vingt ans d’expérimentations
et de recherches. Aussi mena-t-il à bien plus de tableaux, et la courbe
prit alors l’ascenseur. Durant la quatrième décennie, elle continue à
grimper, même si elle marque un léger ralentissement.
L’artiste avait trouvé sa propre technique,
d’une part, et sa vie privée, d’autre part, était marquée par un équilibre
tout nouveau. Aussi put-il se concentrer sur son œuvre. |
| La
cinquième et la sixième décennie, soit de 1960 à 1980, sont les plus
productives de toute sa carrière, pendant lesquelles il enregistra des
succès de vente réjouissants: la courbe atteint alors son maximum. Vers
la fin de la sixième décennie, le bonheur de peindre est entamé par
l’obligation de se soumettre à quatre opérations (1977-78). Au cours
de la septième décennie, il se consacre davantage à ses manuscrits,
qu’il tient à mener à terme. Ses forces s’amenuisent progressivement
et il est victime de crises cardiaques: la courbe dégringole, certes,
mais demeure encore à un niveau étonnement élevé. |