Un peintre moderne émule des maîtres anciens
Chicago Tribune Paris Le 13 mars 1932, S. 3 |
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Comme un maître ancienLes collectionneurs et les artistes déplorent la mauvaise qualité de plus en plus répandue, ces dernières années, de nombreux matériaux vendus aux peintres par les marchands. A en croire ces derniers, seuls les maîtres anciens connaissaient le secret du mélange et du broyage des couleurs, ainsi que de la confection adéquate du support, ce qui permettait à leurs œuvres de résister aux outrages du temps. Or, il se trouve à Paris un peintre belge (2), E. A. de Vietinghoff, qui semble avoir redécouvert la plupart de leurs secrets. L'installation de son atelier ressemble davantage à un laboratoire et à un chantier qu'à un lieu de rendez-vous d'artistes et d'esthètes et, où naissent éventuellement de charmantes toiles et où on vous sert du thé à l'occasion. E. de Vietinghoff broie lui-même toutes ses couleurs, confectionne ses propres supports, et obtient ainsi une pureté de tons et un remarquable degré de translucidité pour ses teintes intenses qu'il est rare de voir de nos jours. Quelques-unes des natures mortes qu'il souhaiterait présenter en juin prochain dans une exposition de la "Galerie Jeune Peinture" ont la classe d'un Chardin. Jusqu'à présent, il n'a pas encore exposé ses œuvres à Paris (3), de sorte que l'on peut considérer l'accrochage à la "Jeune Peinture" comme un événement dans le monde des arts de la capitale. |
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